linea di confine

Per trastullarci un po’ io e te
Assistando mia madre in ospedale.
Dolcissima e smarrita creatura
Io so perché tu adori i mandarini
I mandarini profumano di allegria
Aroma familiare
Che vorrei sempre addosso
Per ogni spicchio che ti porgo annuisci
per ogni spicchio abbozzi un sorriso
Due mandarini
per inventare un gioco
per profumar la notte,
e trastullarci un po’, io e te
Spengo la luce ora
mi avvologo di silenzio
Qui è l’intimità
dove si appoggeranno i sensi,
dove acqua e sale scorreranno in viso
il tempo che
il blu si porti via l’angoscia
Ecco,
nelle onde della notte
io mi rinnovo
Addosso porto essenza di mandarino
E mille e mille volte passo la mano
su chi
con la sua mano
mi ha riscaldato un tempo
Paola Bonetti. 2 gennaio 2008. Ore 2.30
Pour s’amuser un peu, toi et moi
Assistant ma mère hospitalisée
Très douce et disparue créature
Je sais pourquoi tu adores les mandarines
Des mandarines émane un parfum d’allégresse
Arôme familier
Que je voudrais toujours sur moi
Tu consens à chaque quartier que je te tends
pour chacun des quartiers tu esquisses un sourire
Deux mandarines
pour inventer un jeu
pour parfumer la nuit
pour s’amuser un peu, toi et moi
J’étais maintenant la lumière
et m’enveloppe de silence
Ici est l’intimité
dans laquelle s’appuieront les sens,
d’où l’eau et le sel glisseront sur le visage
le temps que
le bleu emporte l’angoisse
Voici,
dans les vagues de la nuit
je me recompose
je porte sur moi l’essence de mandarine
et mille et mille fois je passe ma main
sur celle qui
de sa main
m’a il y a longtemps réchauffé.
Paola Bonetti. 2 janvier 2008. 2h 30
(j’aime que ce blog soit ainsi troué par des langues différentes. Et par diverses approches poétiques. celle de Paola saisit des instants infinitésimaux, par glissements successifs. Qu’elle soit remerciée pour la confiance mise en ma traduction)

