GRAZIA, DANTE !
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(première rencontre de Dante et Béatrice sur les quais de l'Arno, à Florence. Peinture de Henry Holiday, 1861, détail, Liverpool,
Walker Art Gallery)
Merci Dante, de ce que tu écrivais il y longtemps déjà, et qui atteint notre époque.
Toute ressemblance avec des personnages existant, ou ayant existé, notamment au sommet de l'Etat serait bien entendu totalement fortuite et due au plus grand des hasards.
On peut ainsi lire, sous ta plume, dans un petit ouvrage édité par "La Table ronde"
La Consolation :
" le vulgaire n'accorde son admiration qu'aux objets qui frappent extraordinairement les sens. Le vulgaire n'approfondit rien, les superfices brillantes lui tiennent lieu de qualités solides. Le vulgaire ne pense point de son chef, il adopte les idées, les pensées, les raisonnements, les systèmes, les jugements qu'il trouve établis à proportion qu'ils affectent d'une manière plus ou moins sensible, la bassesse de ses inclnations. le vulgaire appelle vivants ceux qui sont réellement morts, l'enflure lui paraît plénitude, rien ne lui semble grand que ce qui est démesuré. Il ne juge point du prix d'une statue par la justesse et l'élégance de ses proportions, mais seulement par la magnificence du piédestal sur lequel elle est posée." (Cantique Troisième - page 44)



