Camus, le frère solaire
le mardi 15 mai, à la Bibliothèque Municipale à Vocation Régionale Louis Nucéra de Nice, je donnai une conférence sur Albert Camus, le solaire, dans le cadre d’un cycle Podio, Association pour la défense et l’illustration de la poésie dans le pays de Grasse. Cette association compte à son actif plus de 70 conférences sur la poésie contemporaine, elle franchit désormais le Var, invitée par la BMVR.
L’absurde, n’est-ce pas d’être projeté, dès la naissance dans un monde morcelé où l’eau, le soleil ne sont plus que des éléments séparés ?
L’absurde réside dans l’exc lusion d’un monde qui ira son cours, quoi qu’il advienne de nous. Comme il est hors de question de se résigner, comme il nous faut, envers et contre tout, "imaginer Sisyphe heureux" , comment dépasser notre finitude ?
La langue peut être comme la peste, mais nous n’avons qu’elle pour nous réapproprier le monde. Celle de Camus est faite de chair et de sel.
C’est en poète que j’ai abordé cette oeuvre solaire, tentant d’en faire vivre la profondeur humaine.

