Ecritures et Ratures, partages proposés par yves ughes

essayages

25 décembre 2006

l’arche

Filed under: écritures — ughes @ 23:56

à Saint  Vallier de Thiey
l’arche de Ponnadieu.

pendant trois quarts d’heure il nous a fallu descendre dans le sel des pierres

nos pas conjugués sur cette poussière autorisée par le temps  ont su trouver la marque des malheurs et  battre la terre comme la mort

la pente est une peau nourrie de soleil qui se déchire sur une  combe obscure

la lassitude n’a pas de sens dans l’érosion du monde en ce fond de vallée où devait naître la peur l’eau des siècles a creusé la roche comme un pont de repos

tu t’es courbé pour entrer dans la forme du paysage dans ce monde inversé tu as su m’apporter le simple geste qui défait l’eau des lèvres

l’arche est faite pour la nudité.

décapole,
éditions de l’Amourier, 2002

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6 décembre 2006

POUR SALUER LE BIENVENU

Filed under: en vrac - mise à quai — ughes @ 0:15

JEAN-MARIE BARNAUD : son lieu d’ancrage se situe à Mougins, dans les Alpes Maritimes, mais il vient de Saintes, il a enseigné à Grasse et voyagé en tous lieux pour défendre et illustrer la poésie, l’écriture : Charleville bien sûr, le Québec, Taïwan , le Chambon sur Lignon.
Son oeuvre poétique est publié par  Cheyne Editeur
Ses récits sont édités notamment par  Gallimard et l’Amourier Editions.

Coup sur coup,  il vient de nous livrer, cette dernière quinzaine, deux entrées dans son oeuvre.

A Mouans-Sartoux, lors d’une session des Fins de mois sont poétiques (animées par Patrick Jocquel) Jean-Marie Barnaud a saisi  l’occasion d’une réédition de ses premiers recueils pour réfléchir sur  son travail et son parcours de poète. Comment se situer face à des textes publiés il y a 20 ans ? Aucune nostalgie, mais un déferlement d’enthousiasme et de textes nourriciers, sortant  tout nets  d’une mémoire passionnée.

Sur les ondes de Radio Agora (94 mghz), lors d’une émission fondée par lui il y a 10 ans, et que j’anime désormais (Plaisir de lire) , Jean- Marie Barnaud a bien voulu répondre à mes questions. Elles portaient sur le fait d’écrire, sur les liens unissant prose et poésie…sur le désir de cette longue phrase qui ne cesserait jamais de se dérouler…
ainsi vont les paroles humaines, elles n’en finissent pas de tracer des voies et de laisser des traces.

(pour en lire plus, ces liens
- http://printempsdespoetes.com
- http://www.cheyne-editeur.com
- http://www.remue.net
- http://amourier.com

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5 décembre 2006

notre dame de vie

Filed under: choses lues — ughes @ 23:23

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2 décembre 2006

l’énergie ne saurait jamais être hostile

Filed under: en vrac - mise à quai — ughes @ 19:58

"quelque chose a été perdu, qui sera inaccessible",
c’est autour de ce constat, dur et difficile à admetttre, qu’Alain Freixe a bâti son propos  sur André Frénaud, dans le cycle des conférences Podio donné à la Maison de la Poésie de Grasse.
Constat douloureux qui nous place pourtant au coeur de l’humaine condition.
Il pourrait légitimer tous les abandons et repliements.
Avec André Frénaud, tout est au contraire dans l’allant, le mouvement, de préférence collectif : comme refrains reviennent ces invitations, allons, partons…
Alain Freixe s souligné la force des mots poétiques qui se cultive  pour faire de la vie un parcours et du temps un compagnon inventif.
Ce serait abdiquer que sortir du voyage.
Il avait là comme des propos fondateurs pour cette toute nouvelle Maison de la Poésie de Grasse et cette soirée a vu se multiplier  des passages allant de la poésie à la philosphie.
Une fois de plus Alain Freixe a su prouver, à travers les mots de Freinaud, que l’énergie ne saurait jamais être hostile.
Qu’elle trace même des voix humaines.

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