Dylan, en dé-concertant
Un concert de Bob Dylan n’a rien d’un rituel de nostalgie. Il se situe à un moment précis d’une démarche esthétique et s’impose comme tel…
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Un concert de Bob Dylan n’a rien d’un rituel de nostalgie. Il se situe à un moment précis d’une démarche esthétique et s’impose comme tel…
Travailler fatigue, Lavorare stanca, nous dit Cesare Pavese, reprenant ainsi une tournure populaire, partagée. Et il va en profondeur, avec des textes poétiques âpres, des textes établis comme protection, poésie-oppidum. Là est la force et le drame de Pavese, il est pris entre la protection des collines -ces dures collines qui ont fait son corps- et l’ouverture au monde contemporain, américain notamment, qui chamboule sa vie comme Moby Dick perturbe les fonds de l’imaginaire.
pour moi donc,
j’en reviens souvent à Montaigne, qui s’essaya en se frottant à la densité de la vie, et qui affirme au terme du Livre III. Pour moi donc, j’aime la vie & la cultive telle qu’il a plu à Dieu nous l’octroyer. (…) J’accepte de bon coeur, & reconnaissant, ce que nature a fait pour moi, & m’en agrée & m’en loue. On fait tort à ce grand & tout-puissant donner de refuser son don, l’annuler & défigurer".
en soutien, cette fresque récemment élaborée sur le mur d’une chapelle isolée, que l’on découvre après avoir remonté un long vallon, en partant de Puy Saint Vincent.
on On ne découvre pas l’absurde sans être tenté d’écrire quelque manuel du bonheur. "Eh ! quoi, par des voies si étroites…?" Mais il n’y a qu’un monde. Le bonheur et l’absurde sont les deux fils de la même terre. Ils sont inséparables.
Albert Camus. Le Mythe de Sisyphe.
mots simples, superbement agencés, fertilité d’un sens qui circule. On ne peut vivre -me semble-t-il- qu’en se tenant entre ces deux mots, absurde/bonheur. Ils nourrissent une quête, une vie n’y suffit peut-être pas. Et la chair de Camus qui ne peut se résoudre à l’acceptation de l’absurde, cette chair qui est la nôtre, tournée vers le soleil. Une pensée de la tension, une pensée de midi.

tel est le vieux sage comme il se sent dans son éternité tout juste rien que ça majestueux en somme adossé émergeant le regard blasé sur l’humain hagard qui marche et sue
les yeux posés négligemment sur le couple qui s’ébroue dans les fourrés vibratiles
présence hiératique par ci par là tout de même quelques taches de vieillesse pas graves au loin la mer qui plisse cette bouche devenue porteuse d’amertume
dompteur figé des éléments insensible et triomphant
mais il ne peut dire que l’azur l’écrase et qu’il aime la nuit.
Fécondité d’un dialogue en miettes.
Parmi les œuvres inscrites au catalogue des Editions de l’Amourier , j’ai de longue date été frappé, perturbé par quatre volumes écrits par Raphaël Monticelli, quatre volumes de Bribes. pour en savoir plus, cliquez sur le lien